Blog - Toyota Tundra 2012


Les stylistes japonais n'ont pas d'autres choix que de s'inspirer de leurs vis-à-vis yankees pour espérer capturer la même clientèle. Et installer leur usine d'assemblage au Texas! La partie avant de la Tundra est carrément massive, une muraille de chrome prête a défoncer tout ce qui se dresse devant. Trois longueurs de caisse (5,5, 6,5 et 8,1 pieds) s'agencent avec trois types de cabines, régulière, double et CrewMax. Une bonne note aux phares dont l'angle d'éclairage s'ajuste automatiquement en fonction de la charge afin d'éviter d'aveugler le conducteur qui vient en sens inverse; une bonne note également au marchepied escamotable sous le pare-chocs arrière qui facilite l'accès a la caisse. Différents ensemble encouragent le proprio à  personnaliser son Tonka géant, soit pour en accentuer l'allure sportive, soit pour en rehausser le genre baroudeur de grand chemin.

Puisque le prix d'une Tundra peut varier du simple au double, vous imaginez aisément toutes les permutations possibles à l'intérieur une fois qu'on a sélectionne son format de cabine. Vous pouvez vous contenter d'une allure spartiate ou, alors, gratifier votre environnement du luxe et des gâteries qu'on retrouve dans une berline de grande classe. Quoi qu'il en soit, les boutons sont gros, a l'épreuve des gants, et certains sont trop éloignes du conducteur; les cadrans sont enfonces dans la planche pour fuir l'éblouissement; les espaces de rangement abondent et étonnent, comme cet accoudoir central capable d'héberger des chemises  suspendues ou ce bac de rangement sous le coussin arrière. Parlant des places, celles d'en avant relèvent de fauteuils ou d'une banquette 40/20/40, tandis que la banquette arrière de l'immense cabine CrewMax non seulement se rabat forces Gabarit solide pour travaux herculéens configuration versatile de cabines. de caisses et de moteurs instrumentation facile a décrypter (60/40), mais coulisse et s'incline pour le plus grand confort des occupants!

Toyota remplit son mandat canadien avec deux V8, l'un de 4,6 litres, et l'autre, de 5,7 litres, respectivement capables de nous fournir 310 et 380 chevaux, alors que les États-Unis  reçoivent  aussi un V6, nul doute pour mieux concurrencer la Silverado et la F-150. Étant donne que la Tundra ne s'aventure pas dans les séries Heavy Duty (2500 et 3500), votre choix de moteurs dépendra des travaux à exécuter, des charges a tirer (jusqu'a 4 715 kilos) et de la consommation de carburant qui vous indispose le moins. Une boite  de vitesses automatique a 6 rapports avec mode manuel s'occupe d'étager le couple qu'on peut choisir d'acheminer a deux ou a quatre roues.

 Malgré son imposant gabarit, la Tundra demeure d'une docilité exemplaire. Secondée par le bon équipement, Ie 4,6-litres devrait satisfaire la majorité d'ente nous. Avec la plus longue des caisses et le 5,7-litres, la suspension a tendance a rebondir et a nous secouer davantage. J'apprécie le fait que les portières de la double cabine soient normales et non a pentures inversées comme c'est le cas de ses rivales et j'aime que l'abattant de la caisse soit muni d'une assistance hydraulique pour éviter qu'il se rabatte de lui-même dans un vacarme d'enfer. Par contre, le système de rails et de crochets de nation dans la caisse est inutilement tarabiscote. Dans l'ensemble, la Tundra démontre que le qualification  «dure» n'est plus seulement l'apanage des camionnettes de l'Oncle Sam, tout en truffant son offre de petits et de gros détails bien penses.

Qu'on le veuille ou pas, les Américains ont la mainmise sur le marche de la camionnette pleine grandeur. Ce sont les experts incontestés. Les Asiatiques œuvrent depuis des années à les émuler, Toyota comme les autres. La Tundra a de plus en plus ce qu'il faut. Il reste à espérer que les rappels des dernières années faisaient partie d'une période d'essais et d'erreurs aujourd'hui terminée. Enfin, puisque les Ram et les F-150 ont été renouvelées avec succès, le produit Toyota aurait besoin avant longtemps d'une refonte. Le modèle hybride annonce sera-t-il a la hauteur?